Halloween : une occasion de travailler ton vocabulaire français

Comme chaque année, les préparatifs pour la soirée d'Halloween battent leur plein. Et toi, en quoi vas-tu te déguiser ? En sorcière, en monstre, en fantôme, en chauve-souris ?

Halloween approche à grands pas… Alors pourquoi ne pas en profiter pour travailler un peu sur ton vocabulaire : entre le bestiaire associé à cette tradition et le lexique de la peur, tu verras qu’il y aura plein de nouveaux mots à apprendre.

Pour te mettre dans l’ambiance, voici un extrait du Horla, un conte fantastique écrit en 1887 par un auteur français : Guy de Maupassant. Dans cette histoire, le personnage est hanté par une créature invisible qui le vampirise, se nourrissant de son énergie et de sa joie de vivre.

Je me couchai ensuite et je tombai dans un de mes sommeils épouvantables, dont je fus tiré au bout de deux heures environ par une secousse plus affreuse encore.

Figurez-vous un homme qui dort, qu’on assassine, et qui se réveille avec un couteau dans le poumon, et qui râle, couvert de sang, et qui va mourir, et qui ne comprend pas. Voilà.

Halloween : l’arrière-plan

Le mot Halloween vient de All Hallows Eve, la « Veille de tous les saints ». « La veille », tu le sais peut-être, signifie « Le jour d’avant ». Comme Halloween est célébrée le 31 octobre, c’est donc la veille du 1er novembre, un jour férié en France appelé La Toussaint (= Tous les saints).

Débarqué des États-Unis dans les années 1990, Halloween est aujourd’hui devenue une fête extrêmement commerciale en France.

Quand on pense à Halloween, la première idée qui vient à l’esprit, c’est qu’il s’agit d’une célébration du folklore américain. Rien de moins vrai ! À l’origine, cette tradition puise ses racines dans la culture celte, c’est-à-dire en Irlande, en Écosse, au Pays-de-Galle et aussi… dans le nord-ouest de la France, en Bretagne où vivaient également les Celtes dans l’Antiquité.

Selon la tradition celtique, la « Veille de tous les saints », les esprits des morts retournent sur les lieux qu’ils habitaient de leur vivant.

Pour célébrer dignement Halloween, enfants et adultes se déguisent : ils s’habillent de costumes effrayants (fantômes, sorcières, monstres, etc.) et les enfants vont de maison en maison en disant : « Trick or Treat »Enfin, ça, c’est ce qu’ils disent s’ils sont anglophones !

Les petits Français, quant à eux, pourraient dire « Donne-moi des bonbons ou je te jette un sort ». Mais en fait, on ne dit pas vraiment ça en France… Même si ces dernières années, on peut croiser le soir d’Halloween des hordes d’enfants qui vont sonner aux portes des maisons pour avoir des bonbons !

Le lexique d’Halloween

Le fantôme

Un revenant, un mort-vivant, un zombie

Un sorcier, une sorcière et… son chat noir qui porte malheur !

La sorcellerie, être ensorcelé, jeter un sort à quelqu’un.

Créature de légende, le loup garou est un homme qui, à la pleine lune, se transforme en loup.

Un loup garou

Une chauve-souris

Chauve-souris… Un drôle de nom pour un drôle d’animal : un mammifère qui vole !
L’adjectif chauve caractérise une personne qui n’a plus de cheveux. La souris, c’est le petit rongeur ci-dessous.

il est complètement chauve
C’est une souris !

Un squelette

Un crâne, une tête de mort

Une araignée

Fais attention à la prononciation…
Ce n’est pas simple :
Une_araignée [y na ʁɛ nje]

Une toile d’araignée

De nombreuses personnes sont arachnophobes : elles ont une peur panique de toutes les araignées, même les minuscules.

Une maison hantée

Tu connais la Coulophobie, la peur-panique que ressentent certaines personnes à la vue d’un clown ?

Dans la nouvelle Hop Frog d’Edgar Allen Poe, publiée en 1849 apparaît pour la 1re fois la figure du Clown Vengeur.

Tu la retrouves dans It, le roman de Stephen King et son personnage de Méchant : Grippe-sou, le Clown Dansant. Publié en 1970, ce classique de la littérature d’épouvante a été adapté au cinéma en 2017.

Sans oublier le Joker, clown machiavélique et ennemi de Batman.

Le clown

Mais que fait donc le clown dans le bestiaire d’Halloween ?
N’est-il pas supposé faire rire les enfants ? À l’origine, si… Mais « grâce » aux écrivains et aux cinéastes, le personnage du clown a aujourd’hui pris, parfois, une dimension menaçante, voire horrible.



Une citrouille

La peur : expressions idiomatiques

  • Tu es une poule mouillée !
    Par ces mots, je critique la personne, lui disant qu’elle n’a pas de courage, qu’elle est lâche. Pourquoi une poule ? Probablement à cause de cette deuxième expression :
  • Quand j’ai vu ta tête de vampire, ça m’a donné la chair de poule (j’ai eu la chair de poule) La chair de poule, c’est une réaction physique à la peur. Je frissonnais, j’avais les poils sur mes bras qui se hérissaient.
  • J’ai eu une peur bleue
    Et bien oui, c’est comme ça, la peur a une couleur en France et en français : elle est bleue !
  • J’étais verte de peur
    Ça se complique… Vert, c’est MA couleur quand j’ai peur !
  • J’avais des sueurs froides
    La sueur, c’est un autre mot pour la transpiration. Avoir des sueurs froides veut dire… Avoir peur ! Tout simplement…
  • Le chaton avait tellement peur qu’il était cloué sur place.
    Il ne pouvait plus bouger, il était comme paralysé.
  • J’étais comme pétrifiée.
    Littéralement « Transformée en pierre ». Même sens que l’expression précédente.
  • Il a pris ses jambes à son cou quand il a vu le fantôme s’approcher
    Cette expression signifie partir en courant, s’enfuir aussi vite que possible.
  • Elle garde son sang froid en toutes circonstances.
    Elle ne panique jamais, elle garde toujours son calme.
  • J’ai eu la trouille, la frousse, la pétoche, les chocottes…
    Il existe de nombreux mots familiers pour dire « J’ai eu peur » !
  • Ils étaient morts de peur (de frousse, de trouille) quand ils ont traversé le cimetière par une nuit de pleine lune.
    C’est clair, non ?! On est toujours dans la métaphore, ils ont survécu, ne t’inquiète pas !
  • Je me suis fait des cheveux blancs ; je me suis fait du mauvais sang.
    2 expressions pour dire que je me suis fait du souci, que je me suis inquiétée.

Différents types de peur pour célébrer Halloween

Il existe de nombreux termes qui tous évoquent la peur mais, selon celui que tu utilises, tu apportes des nuances à ce sentiment. Car il y a autant de sortes de peur que de situations ou de « victimes ». Petit tour d’horizon avec des exemples pour illustrer le contexte :

  • Le Petit Chaperon Rouge regardait le Grand Méchant Loup avec des yeux remplis de crainte.
    La crainte : un synonyme de La peur. Craindre quelque chose, être craintif, craintive.
  • Les jeunes envisagent l’avenir avec appréhension.
    L’appréhension : un vague sentiment de peur à l’idée que quelque chose va se passer, un peu comme un pressentiment. Appréhender quelque chose.
  • Anne n’est toujours pas rentrée… Je suis morte d’inquiétude. Pourquoi elle ne répond pas à son téléphone.
    L’inquiétude : un sentiment désagréable que quelque chose de mal va arriver ; s’inquiéter ; être inquiet.
  • Plus les jours passaient, plus il réalisait avec angoisse qu’il n’était pas du tout prêt à partir.
    L’angoisse : une grande inquiétude face à un danger, une menace. (S’)angoisser ; être angoissé.
  • Qu’est-ce que j’avais le trac quand j’ai rencontré mes beaux-parents pour la première fois !
    Avoir le trac, c’est la peur que l’on ressent quand on doit parler devant un public. C’est ce sentiment qui étreint l’acteur qui va entrer en scène, le candidat avant un entretien d’embauche ou l’étudiant qui doit passer un examen oral.
  • Franck est agoraphobe : il ne supporte pas d’être au milieu d’une foule, dans des espaces ouverts.
    La phobie est une peur maladive, injustifiée, mais très handicapante pour la personne qui en souffre. Certaines personnes ont la phobie des serpents, de la saleté, de la hauteur (le vertige)…
  • Les spectateurs ont été pris de panique et se sont précipités vers la sortie.
    La panique : une peur soudaine et incontrôlable, souvent collective. Paniquer ; être paniqué.
  • L’explosion a provoqué un affolement général.
    L’affolement : basé sur l’adjectif fou, folle. L’affolement est une peur incontrôlable qui rend fou : on perd tout sens logique. S’affoler ; être affolé.
  • Elle poussa un cri d’épouvante quand elle vit le loup garou qui s’approcher lentement
    L’épouvante : une peur très violente qui fait perdre la tête. L’épouvante est aussi un genre un genre au cinéma ou en littérature : un roman, un film d’épouvante. C’est épouvantable (horrible, terrible) sont des adjectifs utilisés pour décrire des situations très négatives. Il était épouvanté.
  • Quand il aperçu la silhouette du clown, il poussa des cris d’horreur !
    L’horreur : un sentiment de grande peur, mêlée de dégoût. Comme pour l’épouvante, l’horreur, c’est aussi : un roman, un film d’horreur… c’est horrible, je suis horrifiée.

Joyeuse Fête d’Halloween !

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